Cet article de Derrick de Kerckhove, "la double identité du cybercitoyen" traite du pouvoir que possède aujourd'hui le citoyen muni d'un nouvel outil: internet. Il voit dans l'internet un aspect démocratique de par son "rapport entre le langage et la société". Cet outil donne à son utilisateur un "pouvoir de contrôle et de domination sur le langage", ce qui ajouté à l'intanstanéité du modèle confère à l'individu une superpuissance.
La question des frontières naturelles des cyberdémocrates est posée à une époque où l'existence même des frontières est remise en cause.
Après un retour historique sur le nationalisme français de Louis XI jusqu'à De Gaulle, Derrick de Kerckhove considère que la cyberdémocratie doit "reposer sur un partage de responsabilités entre l'Etat et le citoyen."
Enfin, il termine sur la double identité du cybercitoyen, à la fois locale et globale.J'insère dans cette note le dernier paragraphe de l'article:
"Au delà de cette réflexion, la réponse à cette question doit envisager la double (et nouvelle) identité du cybercitoyen, à la fois locale et globale, donc double. Il s'agirait d'une nouvelle éthique encore à fonder, sur le modèle du civisme implicite danstoute idée de république qui proposerait un ensemble cohérent de droits et privilèges et aussi de responsabilités locales autant que globales dans la correction politique, par exemple, ou la protection de l'environnement social aussi bien que naturel. On pourrait appeler cela le «globalisme»."

Commentaires