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Comme disait Coralie au sujet de la fiction, je pense que Michel Houellebecq n'écrit pas pour distraire son monde mais pour « annoncer les mauvaises nouvelles » dans nos sociétés. Il s’est visiblement emparé de sujets délaissés comme l'entreprise, les sciences, la pub, qui changent pourtant nos vies depuis des décennies. On pourrait dire que sa mission c’est de faire voler en éclats la pensée politiquement correcte pour donner la parole à sa génération et à son époque, ce qu’il fait avec pertinence, même s'il insiste de façon un peu obsessionnelle sur certaines choses.
Quand il parle de compétition sexuelle par exemple, dans Extension du domaine de la lutte que j’ai eu l’occasion de feuilleter : il est vrai que les gens ont tendance à s'évaluer sexuellement, que certains sont considérés comme des losers ou des winners systématiques. Et puis, lorsqu’il parle de tourisme sexuel, il s'agit aussi d'un phénomène propre à notre « décadence contemporaine » pour ainsi dire : temps libre, argent à dépenser dans un tiers-monde pas cher, frustration sexuelle (par manque de « compétitivité » dans la société occidentale, ou par quête d'exotisme). C’est exactement ce que le récent film français/canadien Vers le Sud vient illustrer quelques années après l’œuvre de Houellebecq.
Il s'agit donc bien de quelqu’un qui est dans un travail approfondi, certes de fiction, mais aussi d’anticipation. Or, si veiller c’est anticiper, chacun peut en tirer des enseignements pour soi : la littérature contemporaine, et plus largement l’art contemporain, sont à mon avis des matières premières à ne jamais sous-estimer pour le veilleur qui fait attention.
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Hello,
Voilà la présentation Power Point sur les peurs que nous avions réalisé avec Gayatri et Cécile. Vous pourrez ainsi la visualiser avant la séance de jeudi!
Sinon je voulais simplement dire que la séance précédente avait été fort intéressante quant à la découverte de certains des auteurs et l'analyse qui en a été faite. Je suis ravie de pouvoir effectivement recouper certains aspects de notre société, les peurs avec une litterature futuriste. J'ai trouvé intéressant que Mlle Granger nous disent que ces auteurs écrivent sur un phénomène qui effrait une majorité de la population mondiale et bien souvent leurs lecteurs, sans en avoir peur eux-même. C'est d'ailleurs ce que dit Houellebeck dans ses interviews, il n'en a pas peur il est convaincu que ça va arriver! C'est assez étranger d'imaginer ces situations si elles ne nous refroidissent pas. J'ai hâte de trouver un peu de temps pour lire tous ces écrivains.
Bonne nuit et à jeudi.
France
PS : je vais essayer de mettre sur le blog les CR des séances précédentes d'ici jeudi si j'en ai le temps.
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En contrepoint du débat que nous aurons avec Eric Zemmour, un dossier "d'actualité" du Journal Le Monde : " Sexe, amour et Internet "
http://abonnes.lemonde.fr/web/dossier/0,3-0@2-3226,14-755461,0.html"
Dans le merveilleux livre " Fragments d'un discours amoureux" Roland BARTHES le disait déjà :
"Le discours amoureux est aujourd'hui d'une extrême solitude"...
"MEETIC", mythologie des temps post-modernes ?
A suivre !..................
Pour y voir mieux ou plus loin, le veilleur doit en effet - Audrey le souligne très bien- prendre du recul. La séance dernière était intéressante en ceci : elle permettait à propos du débat concernant les peurs, rendu effectivement très contemporain par son omni-présence dans le discours ambiant,un traitement sous plusieurs angles :
-Des craintes ancestrales aux menaces contemporaines
-Le discours de/sur la peur : une construction sociale ( négative et positive)
-La relation entre peur et individualisme ( repli sur soi ou dépassement de soi ).
Il y aura eu vos repérages, nombreux et différents,souvent originaux ( la campagne Nike, les interviews sur le sens du mot peur) la discussion pendant la conférence, puis ces idées qui naissent ensuite de la réflexion quand elle s'organise hors champ, ce dont le blog permet aussi de garder la trace.A ce titre, le sujet était déjà présent en filigrane dans les séances précédentes et reviendra au cours des thèmes à venir...
C'est pourquoi j'aimerais que nous finalisions cette recherche, en en laissant sédimenter les directions, les croisements, en en trouvant finalement un fil rouge qui n'appartiendra qu'à notre "Laboratoire" de recherche.
L'oeil, chez le veilleur travaille avec l'esprit ( et quelquefois le coeur). J'ai apprécié que certains pensent à une représentation iconographique du thème : Le saisissant tableau d'E. Munch : "Le cri", ou bien l'image d' un homme lâ ché dans l'immensité du ciel avec son parachute, trompant son appréhension pour réaliser le rêve d'Icare...
Pour la semaine prochaine, déployez le regard, proche, lointain,grave ou léger. Soyez à l'écoute, puis laissez agir l'alchimie : il y aura probablement autant de sujets de veille que de Veilleurs présents !
Bon week-end !
MHG
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Vous avez sûrement tous entendus parler du livre de Christophe Lambert "La société de la peur". Voici la formulation de sa problématique et deux commentaires de ses lecteurs
Présentation de l'éditeur
La France est malade de ses peurs. Elle a les nerfs à vif. C'est cette peur qui domine nos comportements individuels et collectifs, qui conditionne notre avenir. Comment en est-on arrivé là? Comment a-t-on basculé en si peu de temps d'une société de l'espoir à une société de la peur? Quelles sont-elles, ces peurs? Quand sont-elles nées? Pourquoi se sont-elles développées? Les Français sont à un tournant de leur histoire. Il est urgent pour eux de se débarrasser de cette dépression généralisée et de sortir de l'impasse où elle les a menés. Par quels moyens? Historique et prospectif, ce livre tente de faire comprendre l'état actuel de la société française et d'anticiper sur ce qu'elle va devenir, ou ce qu'elle est déjà devenue et qu'on ne perçoit pas encore. Avec lucidité et dynamisme, Christophe Lambert nous emmène au cœur de la société de la peur et nous éclaire sur le chemin qui nous en sortira.
Un parti-pris discutable, 4 novembre 2005
| Commentaire de : janfeig (Qui suis-je ?) de Paris |
Du somnanbulisme (Of somnanbulism), 20 septembre 2005 | Commentaire de : christophe millot de Paris |
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Bonjour!
Voici un article intéressant, tiré d'un blog sur la comm de crise, qui s'intitule: "Peurs contre peurs dans la société du risque". Voici un extrait ci-dessous, le reste de l'article est sur le lien suivant: http://communication-de-crise.blogspot.com/2006/02/peurs-contre-peurs-dans-la-socit-du.html. Il y a également sur ce site deux liens permettant de lire des articles de Didier Heiderich, qui a écrit sur la perception du risque dans la société de la peur. Ce thème est intéressant pour notre sujet, car les peurs amènent une vision biaisée du risque, et il y a un cercle vicieux qui tend à multiplier les textes de lois (principe de précaution...etc) pour rassurer les consommateurs.

Peurs contre peurs dans la société du risque
Communication de crise - les nouvelles peurs
Peut-on encore ouvrir sereinement son réfrigérateur ? Penser à l’avenir sans craindre pour son emploi ? Prendre sa voiture sans se sentir coupable ? Laisser ses enfants aller à l’école à pied sans inquiétude ? Penser le monde dans lequel vivront nos enfants sans l’imaginer incertain, dangereux, dénaturé, pollué, toxique, corrompu, asocial ? Comment entrevoyons-nous toute initiative politique ou industrielle sinon avec suspicion ? Le risque semble plus présent que jamais, multiple, complexe, mondialisé, insaisissable et incontrôlable. Notre société est malade du risque. De nouvelles peurs et une angoisse diffuse naissent d’un paysage à 360° constitué de risques réels, de « risques- prétextes » et des dangereux de « risques-chimères » *.
A demain,
Coralie
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" Fear is fast becoming a caricature of itself. It is no longer simply an emotion or a response to the perception of threat. It has become a cultural idiom through which we signal a sense of unease about our place in the world. "
Frank Furedi (professeur de sociologie à l'Université de Kent)
La peur aurait-elle perdu tout rapport à l’expérience vécue ? Lorsque les hommes sont confrontés à une menace spécifique telle qu’une épidémie ou un acte de guerre, la peur peut servir en tant qu’émotion fédératrice vers des bouts de chemin possibles. Cependant, à partir du moment où la peur est fomentée de façon aussi paillarde qu’aujourd’hui, ça crée cette espèce d’« irréductible anxiogène » qui finalement peut se raccrocher à tout. Il est vrai, dans de telles circonstances, que la peur nous désoriente et nous distrait de nos propres expériences.
Peut-être faudrait-il se rappeler qu’historiquement la peur n’a pas toujours eu cette connotation négative univoque. Au XVIe siècle (pour ceux qui suivent l’enseignement d’Enjeux Politiques !), Hobbes considérait la peur comme dimension essentielle et constructive dans la fondation de la société civile. Au XIXe siècle, le mot « peur » était fréquemment associé à l’idée de « respect », de « révérence » ou encore de « vénération ».
Ce petit détour pour dire que chacun a en permanence en face de lui, certes des peurs ambiantes, mais aussi des choix. En tant que veilleurs et futurs acteurs du monde de l’entreprise, tout dépend à mon avis de notre posture de départ : qu’est-ce qui nous définit au fond ? Est-ce simplement notre vulnérabilité, ou notre capacité à nous réapproprier les peurs sous la forme d’opportunités ?
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bonsoir tout le monde,
voici un lien vers un article interessant des peurs en France sur Le point
http://www.lepoint.fr/dossiers_france/document.html?did=166779
bonne semaine
Khaoula
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